Aide et conseils
Vous avez droit à des conseils et à un soutien de la part d’un centre de consultation. Les foyers pour femmes en font également partie.
En Autriche, il existe de nombreuses institutions d’aide différentes. Vous trouverez un aperçu des principales institutions et thèmes de protection contre la violence dans notre aperçu.
Interdiction d’approcher et d’entrer
Si vous êtes en danger immédiat, appelez la police.
La police peut prononcer une interdiction d’approcher et d’entrer à l’encontre de l’agresseur. Cela signifie :
- L’agresseur doit quitter votre logement commun
- (Peu importe à qui appartient le logement ou qui est le/la locataire principal/e)
- Il ne peut plus entrer dans le logement pendant 14 jours
- Il ne doit pas s’approcher de vous. La distance doit être d’au moins 100 mètres.
- La police vérifie si l’interdiction est respectée
- Vous recevez des conseils gratuits du centre de protection contre la violence.
- Si vous craignez que l’agresseur ne respecte pas l’interdiction, vous pouvez venir dans un foyer pour femmes.
C’est important pour que :
- la violence soit interrompue.
- vous puissiez retrouver le calme.
- vous puissiez réfléchir à la suite des événements.
Pendant l’interdiction d’approcher et d’entrer, vous pouvez déposer une demande d’ordonnance provisoire. Cela prolonge automatiquement l’interdiction d’approcher et d’entrer à 4 semaines. Une ordonnance provisoire est valable jusqu’à 1 an.
Ordonnance provisoire
Pour une protection plus longue, vous pouvez demander une ordonnance provisoire auprès du tribunal. Une ordonnance provisoire est un document qui réglemente les interdictions de contact pour l’agresseur. Il existe différents types d’ordonnances provisoires. Par exemple :
- L’agresseur ne doit pas entrer dans votre logement
- Il ne doit pas vous contacter
- L’agresseur reçoit une interdiction de séjour pour plusieurs lieux (logement, jardin d’enfants, …)
- L’agresseur ne doit pas partager vos données personnelles ou vos photos
Lorsque vous déposez une demande d’ordonnance provisoire, il est bon d’apporter une preuve au tribunal. Cela peut être, par exemple :
- Une interdiction d’approcher et d’entrer
- Une plainte pénale
- Une déclaration à la police
- Preuves de blessures (par exemple, photos)
- Preuves de violence numérique (messages de chat, e-mails, messages vocaux, …)
Nous vous recommandons de vous faire accompagner pour la demande. Si vous n’avez pas encore de conseillère, appelez notre centre de consultation.
Plainte auprès de la police
Si vous subissez des violences, vous pouvez porter plainte contre l’agresseur auprès de la police. Cela signifie que vous signalez les actes punissables.
Sont punissables, par exemple :
- Violence continue
- Lésions corporelles
- Harcèlement (Stalking)
- Viol
- Menace dangereuse
La police doit enquêter après une plainte. Cela signifie qu’elle examine votre cas et recueille des preuves. Celles-ci sont transmises au ministère public.
Le ministère public décide si une accusation est portée contre l’agresseur. Si une accusation est portée, il y a un procès.
Important :
- Vous avez droit à un accompagnement judiciaire gratuit. Cela signifie : vous pouvez obtenir des conseils avant de déposer une plainte et n’avez pas besoin d’aller seule à la police.
- Si vous avez déposé une plainte seule, emportez le procès-verbal. Il s’appelle « procès-verbal d’audition de témoin ». Vous avez le droit de l’emporter.
- Si vous avez déposé une plainte seule, vous pouvez toujours bénéficier d’un accompagnement judiciaire par la suite. Appelez-nous.
- Vous ne pouvez pas retirer une plainte.
- Si la police a connaissance d’infractions pénales, elle doit enregistrer une plainte. C’est ce qu’on appelle le principe d’officialité.
Accompagnement judiciaire
Vous avez droit à un accompagnement judiciaire gratuit pour l’ensemble de la procédure. Cela signifie : vous recevez une conseillère qui vous accompagne. On l’appelle accompagnatrice judiciaire. Vos accompagnatrices judiciaires sont une conseillère (par exemple, une assistante sociale ou une psychologue) et une avocate. Vos accompagnatrices judiciaires vous accompagnent et vous conseillent du début à la fin de la procédure judiciaire.
Vos accompagnatrices judiciaires :
- Vous conseillent sur vos droits et obligations et vous expliquent la procédure.
- Préparent avec vous les rendez-vous. Par exemple : à la police ou au tribunal
- Vous accompagnent aux audiences du tribunal
- Vous soutiennent tout au long de la procédure
Vous pouvez également bénéficier d’un accompagnement judiciaire dans certaines circonstances pour les procédures civiles. Par exemple pour :
- Divorce
- Garde d’enfants
Vous pouvez obtenir un accompagnement judiciaire auprès de notre centre de consultation.
Vous avez besoin d’aide ?
Vous subissez des violences à la maison ? Vous avez peur et devez quitter votre domicile ?
Maisons d’accueil pour femmes
Si votre domicile est trop dangereux, vous pouvez trouver protection dans une maison d’accueil pour femmes.
Centre de conseil
Vous ne souhaitez pas aller dans un refuge pour femmes ? Vous avez cependant besoin de conseils et de soutien ? Alors contactez notre centre de conseil.